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TRAMWAY COLONIAL : TU NE PASSERAS PAS !
Communiqué sur l’action de l’AFPS concernant le tramway en Palestine.
publié le lundi 5 mars 2007 sur http://www.france-palestine.org/

Communiqué de presse de la Campagne de Solidarité Irlande-Palestine (IPSC)
La Campagne de Solidarité Irlande-Palestine (IPSC) est heureuse d’annoncer une petite victoire significative dans la lutte internationale contre Connex et la ligne de tramway illégale qu’il construit pour les Israéliens sur le Territoire Palestinien Occupé. Connex prévoyait d’autoriser la formation d’équipes israéliennes sur le tranway de Dublin, le Luas.
La ligne de tramway desservira des colonies israéliennes telles que Pisgat Ze’ev (photo) et renforcera l’annexion illégale de Jérusalem-Est à Israel (Maureen Clare Murphy)
Connex (qui est connue en en Irlande sous le nom de Veolia) exploite également le Luas. Le Luas ne fonctionne que depuis quelques années et il est probable que le tramway construit par Connex à Jérusalem-Est Occupé sera un tramway presque identique. Pour cette raison, les représentants israéliens avaient négocié avec Veolia-Irlande que des ingénieurs et des conducteurs israéliens viennent se former sur le Luas de Dublin en vue de faire fonctionner le tramway illégal à Jérusalem. La formation devait commencer le mois prochain, et un contrat avait été finalisé.
Mais ces derniers jours, Veolia a été forcé d’annuler la transaction proposée à ses contreparties israéliennes après une pression des représentants syndicaux irlandais, en réponse aux demandes de l’IPSC.
Un porte-parole d’IPSC a déclaré : "C’est une petite victoire mais significative pour le droit des Palestiniens à l’autodétermination. Ce tramway, tout comme le mur d’Apartheid, est un élément de l’annexion de Jérusalem-Est par Israel. Vous vous attendriez à ce qu’un tramway soit assez inoffensif, mais c’est NON : quand vous faites des transactions avec Israel, vous faites invariablement des transactions avec l’occupation. Veolia comprend clairement que la société irlandaise en a de plus en plus conscience. Les gens se rendent compte que la diplomatie n’a pas du tout réussi à faire cesser les crimes israéliens. Nous devons rompre nos liens avec Israel afin de le forcer à mettre fin à son occupation."
Le porte-parole a ajouté : "Pourtant, la position de Veolia est extraordinaire. En annulant ce contrat, Veolia reconnait que la ligne de tramway israélienne est illégale et insupportable. Pourtant ce sont eux qui la construise ! L’hypocrisie est inexcusable, et leurs tentatives de nier qu’ils cèdent à la pression sont risibles. Puisque le Ministre des Transports et la Railway Procurement Agency ont l’ultime contrôle sur qui fait fonctionner le Luas, l’IPSC invite maintenant Martin Cullen et le RPA à annuler le contrat de Veolia jusqu’à ce qu’ils cessent de construire cette ligne de tramway illégale sur le Territoire Palestinien Occupé."
La ligne de tramway construite par Connex/Veolia reliera les colonies israéliennes à Jérusalem-Est Occupé. Les colonies, qui ont été établies sur des terres palestiniennes annexées, sont illégales selon la 4ème Convention de Genève, et sont reconnues en tant que telles par le gouvernement irlandais.
S’il est achevé, le tramway israélien reliera de manière permanente des colonies pour Juifs seulement telles que Pisgat Ze’ev, French Hill, Neve Ya’akov et Gilo, à Jérusalem-Ouest, cimentant ainsi la prise de Jérusalem-Est Occupé par Israel, et s’assurant qu’il ne pourra jamais y avoir d’Etat palestinien. L’IPSC avait appris qu’une délégation israélienne était à Dublin le mois dernier pour inspecter le Luas. Plus tard, il est apparu que Veolia avait accueilli trois visites d’Israéliens à Dublin au cours des dix-huit derniers mois. L’IPSC s’assurera qu’il n’y aura aucune autre coopération entre le Luas de Dublin et le tramway de Jérusalem, et en effet nous intensifierons notre campagne pour que le gouvernement irlandais annule le contrat de Veolia. Cependant, l’IPSC insiste également sur le fait que nous étions complètement ignorants des deux précédentes visites d’Israéliens.
Nous invitons ainsi les Campagnes de Solidarité, dans les pays où Connex opère, à entrer en contact avec les Syndicats et à déterminer si un soutien ou une aide quelconque est fourni à la ligne de tramway israélienne.
Il est clair que les conducteurs et les ingénieurs israéliens auront besoin d’une formation quelque part, et bientôt, s’ils doivent faire fonctionner cette ligne à Jérusalem Est Occupé. Cette campagne a donc un grand potentiel.
Si les groupes des Droits de l’Homme et les Campagnes de solidarité avec la Palestine peuvent s’assurer qu’aucun pays ne formera les ingénieurs et les conducteurs israéliens, alors peut-être que nous pouvons aider "à faire dérailler" ce projet totalement criminel.
publié le vendredi 9 juin 2006
À la demande de la municipalité de Jérusalem, deux entreprises françaises s’apprêtent à construire un tramway dont le tracé confirmerait l’implantation de colonies israéliennes à Jérusalem-Est. Amnesty-France se saisit du dossier.
Il aura fallu attendre l’approche des travaux pour que l’affaire s’ébruite. C’était en octobre 2005, associations et médias révélaient un contrat " honteux " entre un consortium d’entreprises françaises (Alstom et Connex pour 25 %) et israéliennes. Le quotidien Le Monde titrait alors " Le tramway de Jérusalem enchante le business et gêne le Quai d’Orsay ". Les contrats, eux, étaient signés depuis le mois de juillet.
Une grande discrétion avait entouré ces négociations et pour cause. La première ligne de ce tramway doit relier le centre de Jérusalem-Ouest à deux colonies de l’Est, Pisgat Ze’ev et French Hill, installées depuis plus de trente ans sur des terres confisquées aux Palestiniens et dont l’annexion par Israël n’a jamais été reconnue par la communauté internationale.
Lors de sa visite en France, en octobre 2005, le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, s’en était ému auprès de Jacques Chirac qui s’était engagé à se pencher sur la question. En guise de réponse, le Quai d’Orsay, bien embarrassé par cette affaire, fit alors cette déclaration laconique mais officielle : " La participation d’entreprises françaises à la construction du tramway de Jérusalem s’inscrit dans le cadre d’un marché international qui obéit à une logique commerciale. Leur participation à cette construction ne comporte à nos yeux aucune conséquence sur le statut de Jérusalem-Est. Notre position reste inchangée sur la colonisation en Cisjordanie et autour de Jérusalem-Est, qui est contraire au droit international ". Voilà qui est botté en touche.
Or, c’est justement en se saisissant de cette notion de droit international qu’Amnesty a décidé d’intervenir dans le débat. Jugeant que le tramway va entériner " des mesures illégales d’annexion et de colonisation adoptées préalablement par le gouvernement israélien ", l’organisation estime que la conclusion de ce contrat soulève des questions de violation du droit international. En décembre, la commission Entreprises d’Amnesty soutenue par la coordination Israël/Territoires occupés et le Secrétariat international, demande audience aux deux entreprises françaises concernées. Alstom accepte de recevoir une délégation mais le groupe Véolia (dont Connex est une filiale) préfère différer l’appel. " Tout en reconnaissant leur embarras, les dirigeants de Véolia nous ont fait savoir qu’ils avaient nommé un expert juridique indépendant pour étudier le dossier et qu’ils en attendaient les conclusions pour nous recevoir ", confie Lisa Tassi, responsable de la commission Entreprises.
Plus de huit mois après la signature des contrats, ces entreprises se préoccupent de déterminer la légalité ou non d’un chantier amorcé afin de pouvoir répondre aux nombreuses accusations portées contre elles, comme celle " de porter assistance à la pérennisation d’une situation illégale, créée en contravention de la quatrième Convention de Genève ". On les accuse aussi de " complicité de violation du droit international " ou encore de " business cynique ". Certaines associations comme France Palestine Solidarité ont demandé l’intervention du président de la République française, parlant d’une " réelle menace sur les perspectives de paix entre Israéliens et Palestiniens ". Rappelons qu’aux yeux de la justice internationale, Jérusalem-Est est toujours considérée comme " un territoire sous occupation étrangère ". Pour le ministre palestinien des Affaires étrangères, Nasser al-Qidwa, le fait qu’il s’agisse d’entreprises privées n’enlève rien à la responsabilité des autorités françaises, " La construction de cette ligne viole la législation humanitaire internationale mais aussi plusieurs résolutions du Conseil de sécurité, ce que le gouvernement français ne peut ignorer. Paris a l’obligation légale de s’assurer que ses citoyens respectent la loi internationale. "
Les craintes sont d’autant plus vives que les travaux de la ligne peuvent entraîner de nouvelles confiscations de terres palestiniennes. Pour Amnesty, le caractère illégal de cette construction ne fait aucun doute et c’est pourquoi la section française se mobilise. Le 3 février dernier, elle rencontrait le vice-président d’Alstom pour entamer le dialogue, s’appuyant notamment sur les principes du Global Impact, cette charte éthique initiée par les Nations unies à Davos en 1999 et qui demande aux entreprises de s’engager, entre autres, à respecter les droits humains. D’autres sections européennes d’Amnesty se sont engagées à faire pression sur les filiales des deux groupes français dans leurs pays respectifs. L’affaire est désormais sur la place publique. Gageons que les deux entreprises françaises redouteront la sanction de cette opinion publique informée ; sans oublier celle des actionnaires, puisque toutes deux sont cotées en bourse.
Aurine Crémieu
Informations sur le projet
Un accord sur un projet de tramway a été signé le 17 juillet 2005 entre le gouvernement israélien et les entreprises ALSTOM et CONNEX (filiale de VEOLIA). Cet accord vise la réalisation et l’exploitation à Jérusalem d’une ligne de tramway dont le tracé a été dessiné dans le but de renforcer les liens existant entre Jérusalem-Ouest et les colonies israéliennes établies dans et autour de la ville. Une partie de son trajet traverse Jérusalem Est, dont le statut est celui de « territoire sous occupation étrangère » et dont l’annexion par Israël n’est pas reconnue par la communauté internationale. Les colonies qui y ont été implantées par Israël sont illégales en droit international.
En renforçant la stabilité et l’attractivité des colonies dans et autour de Jérusalem-Est, la participation des 2 entreprises apporterait une assistance à la pérennisation d’une situation illégale, créée en contravention de la 4ème Convention de Genève, dont l’article 49 prohibe le transfert de la population de l’occupant en territoire occupé. De plus, un tel contrat, passé avec le gouvernement israélien pour un tronçon concernant Jérusalem-Est, aboutit à une reconnaissance de facto de l’annexion par Israël de cette partie de la ville. Position du gouvernement français
Alors que l’accord signé le 17 juillet avait bénéficié d’un fort appui diplomatique français accordé aux deux entreprises, le gouvernement considère qu’il s’agit d’un contrat de droit privé obéissant à une logique commerciale et ne modifiant en rien la position bien connue de la France qui consiste à condamner la politique israélienne de colonisation et d’annexion.
A cet égard, on peut citer notamment :
L’interview donnée le 7 juin 2005 au Jérusalem Post par le Chef de la Mission Economique de l’Ambassade de France à Tel-Aviv : « Lorsque je suis arrivé fin 1999, je m’étais donné, en accord avec le ministère des Finances et le ministère des Affaires étrangères français, un certain nombre d’objectifs. [...] Je souhaitais surtout que les entreprises françaises soient présentes sur les grands projets d’infrastructures. [...] Pour s’en tenir au tangible et à ce qui est signé, on peut citer [...] la construction et l’exploitation du tramway de Jérusalem par ALSTOM et Connex. »
Les déclarations faites le 26 octobre 2005 par le porte parole du Ministère des affaires étrangères : « La participation d’entreprises françaises à la construction du tramway de Jérusalem s’inscrit dans le cadre d’un marché international qui obéit à une logique commerciale. Leur participation à cette construction n’emporte à nos yeux aucune conséquence sur le statut de Jérusalem-Est. Notre position reste inchangée sur la colonisation en Cisjordanie et autour de Jérusalem-Est, qui est contraire au droit international. »
Agissez
Ecrivez au Président de la République, Monsieur Jacques Chirac. Vous pouvez recopier cette lettre et la déposer directement (copier-coller le texte) dans la messagerie du président de la République sur son site internet http://www.elysee.fr/ecrire/mail.htm .
publié sur le site de l'AFPS le 23 février 2006
Jean-Claude Lefort, député du Val de Marne
M. Philippe Douste-Blazy Ministre des Affaires étrangères 37, Quai d’Orsay 75007 Paris
Monsieur le Ministre,
Le 25 janvier dernier, dans des conditions pourtant particulièrement difficiles, le peuple palestinien a voté pour élire ses députés. Ce scrutin qui a mobilisé une très large partie du corps électoral a été jugé par tous les observateurs comme parfaitement transparent et démocratique. Il ne laisse prise à aucune contestation quant à sa sincérité. Ce vote très massif et honnête s’est traduit par une situation bouleversée au plan politique. Le Hamas a pris largement le pas sur le Fatah et les autres partis en compétition. Tel est, qu’il plaise ou non, le résultat du vote des Palestiniens. On ne peut se prévaloir de la démocratie et l’exiger, notamment au Proche-Orient, de façon plus qu’insistante et refuser ce choix démocratique quand bien même il pose des problèmes sérieux évidents.
Il soulève en particulier la question de la « gestion politique » de cette situation nouvelle. Et pour apporter à cette question une réponse adaptée il convient de comprendre, pour les prendre en compte, les raisons pour lesquelles les Palestiniens ont voté de la sorte. Or nous assistons depuis ces résultats à des déclarations absolument incroyables et totalement contre-productives de la part des autorités israéliennes ainsi que de celles de l’Union européenne et des Etats-Unis. 1. Les responsables israéliens viennent de faire savoir qu’ils couperaient les vivres à l’Autorité palestinienne mais aussi qu’ils cesseraient toute relation avec elle si le Conseil législatif palestinien venait à entériner ces résultats ! Rappelons, tout d’abord, que l’argent perçu par Israël pour le compte de l’Autorité palestinienne est le résultat de son occupation armée et que cet argent collecté est le bien des Palestiniens en ce qu’il constitue le produit de la TVA. En second lieu, on ne peut manquer de relever que l’Autorité palestinienne ne se résume pas au Conseil législatif.
Ces volontés israéliennes déclarées sont irrecevables en leur principe. Elles manifestent une fois de plus le refus absolu des autorités de ce pays de négocier sur les bases du droit international pertinent visant à aboutir à la création d’un Etat palestinien dont la « Feuille de route » fixait la création pour « fin 2005 ». Ceci est à mettre en relation avec le fait que le vote des Palestiniens s’est nourri de deux éléments : une situation sociale et économique désastreuse - le mot est faible - et une absence totale et tangible de perspectives en matière d’existence d’un Etat palestinien. Le Fatah étant considéré comme incapable en ces domaines en a payé le prix.
2. Ces volontés israéliennes de couper les vivres qui appartiennent à l’Autorité palestinienne ne peuvent être non plus déconnectées des révélations faites dans la presse aujourd’hui même. C’est ainsi que le Yediot Aharonot, notamment, se fait l’écho de la publication dans le New York Times d’un plan « qu’auraient élaboré de hauts responsables du secrétariat d’Etat américain en concertation avec leurs homologues israéliens et qui viserait à faire chuter le gouvernement du Hamas. Le principe de ce plan serait de couper les vivres à l’Autorité palestinienne pendant plusieurs mois jusqu’à ce que le Président Mahmoud Abbas n’ait d’autre issue que de dissoudre le parlement et de décider de nouvelles élections ».
Ce plan, s’il existe et s’il devait être appliqué, ne pourrait que radicaliser encore plus l’opinion palestinienne. Ce serait pure folie que de chercher délibérément à allumer un feu dangereux.
3. L’Union européenne a une position moins « limpide ». Mais force est de constater qu’une fois de plus elle tance les Palestiniens tout en les menaçant également de rompre son aide. Elle pose des conditions au Hamas sans saisir toute occasion possible de le mettre au pied du mur de la négociation politique. Si la reconnaissance de l’Etat d’Israël par le Hamas est incontournable, on notera que ce mouvement a proposé une trêve en cas de volonté affirmée de ce pays de cesser son occupation illégitime. Cela revient, chacun sachant ce que les mots veulent dire, à reconnaître implicitement la frontière de 1967, et donc l’existence de deux Etats. Pourquoi ne pas saisir la trêve proposée et proposer de négocier avec le Président de l’Autorité palestinienne une perspective qui soit enfin globale mettant chacun devant ses responsabilités.
L’Union européenne pourrait jouer ce rôle politique majeur en ce sens. Et je ne vois pas comment on pourrait dire A à Moscou au Président Poutine à propos de sa rencontre avec les dirigeants du Hamas et dire B à Bruxelles ou ailleurs sur le même sujet....
L’arrêt des violences est aussi demandé au Hamas. Si les violences meurtrières qui touchent des civils israéliens innocents sont inacceptables, il faut, pour que l’Union européenne soit crédible, qu’elle demande l’arrêt de toutes les violences. La colonisation israélienne ; le mur, condamné en son principe - et pas uniquement en son tracé - par la Cour internationale de justice ; les condamnations extrajudiciaires ; le tramway - construit de surcroît par deux entreprises françaises - qui relie Jérusalem-Ouest aux colonies à l’Est ; les « checks-points » ; les milliers d’emprisonnés palestiniens - dont 10% des nouveaux députés - tout cela ne serait pas des violences ?
Plus fondamentalement c’est l’occupation israélienne qui est la violence majeure, fondamentale et inacceptable.
4. C’est le terreau sur lequel a prospéré le mouvement Hamas qu’il faut atteindre. De ce point de vue, et pour ce qui la concerne, l’Union européenne devrait balayer devant sa porte et prendre toute sa part de responsabilité dans la situation actuelle avant de donner des leçons. Va-t-elle continuer dans cette voie ainsi que le suggèrent les menaces évoquées plus haut jusqu’à tendre la situation et la rendre explosive ? Va-t-elle au contraire tout mettre en oeuvre pour permettre enfin que se dégage une solution politique globale au « problème » israélo-palestinien ? Va-t-elle enfin comprendre - et faire comprendre - que l’idée sous-jacente de la politique israélienne visant à constituer le « Grand Israël » est définitivement caduque de même que son exact inverse, à savoir le refus de reconnaître l’existence de l’Etat d’Israël ?
La situation est très critique au Proche-orient. Les plans fourbis ici et là après les résultats électoraux sentent la poudre et la mort. Israël évoque maintenant l’idée que l’entité palestinienne serait désormais « terroriste » et qu’en conséquence elle « la traitera comme telle ».
La responsabilité de ce qu’on appelle la communauté internationale est considérable dans cette affaire. Il est temps, plus que temps, que l’Union européenne sorte de l’attitude que dénonçait le Président de la république, Jacques Chirac, qui déclarait devant la conférence annuelle des Ambassadeurs en août 2004 : « Il est indispensable que la communauté internationale assume ses responsabilités. Qu’elle constate les résultats désastreux de son inaction et s’affranchisse de ses fausses prudences. Qu’elle dise enfin et sans ambages que le terrorisme et la négation de l’autre sont condamnables et doivent être dénoncés et combattus sans faiblesse, mais que l’occupation, la colonisation, sont inacceptables et doivent cesser. Qu’elle refuse enfin la politique des préalables, qui fait le jeu toujours des extrémistes et des terroristes. »
Monsieur le Ministre,
Constatant les résultats désastreux de l’inaction de la communauté internationale et vous affranchissant des fausses prudences, l’heure est à l’initiative française au sein de l’Union et des institutions internationales pour la paix dans la justice au Proche-orient. Tout est dans la volonté politique.
Je vous demande d’en avoir le courage avec tout le gouvernement.
Je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, en l’expression de mes sentiments distingués.
Jean-Claude Lefort Député du Val-de-Marne
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